VDS Consulting fait de la dissonance cognitive son instrument concret d’identification et de formalisation des enjeux d’égalité, de diversité et de mixité dans les organisations au travers d’ateliers de sensibilisation et de formation, d’analyses organisationnelles et audits qualitatifs de genre afin de déterminer les stratégies d’intégration de ces enjeux en matière de gouvernance, de ressources humaines et de communication.

La dissonance cognitive, une expérience individuelle et collective.

C’est un concept issu de la psychologie sociale qui permet d’amener les personnes et les organisations à réfléchir leur vécu individuel et leurs pratiques collectives à travers les injonctions contradictoires qui les traversent.

Ce concept rend compte de l’état de malaise et d’inconfort d’une personne, d’un groupe, résultant d’une divergence, d’un désaccord ou d’une incompatibilité entre leurs croyances et leurs connaissances d’une part, et leurs comportements d’autre part. Les individus ou les groupes en recherchant une cohérence entre ce qu’ils savent, ce qu’ils croient, ce qu’il veulent et leur comportement effectif sont donc dans une perpétuelle recherche de ce qui peut réduire la dissonance cognitive, harmoniser les comportements et les connaissances.

A partir du célèbre exemple de la personne qui sait que fumer est très dommageable pour sa santé (cognition), mais qui pourtant fume un paquet de cigarettes par jour (comportement), il existe trois façons de réduire la dissonance :

1. Déplacer la dissonance vers de nouvelles “cognitions” ou ajouter de nouvelles cognitions qui réduisent l’intensité de la dissonance ou justifient le comportement initial : la personne va acheter des cigarettes présentées comme moins nocives en nicotine, ou plus radicalement encore, la personne va développer un contre-argumentaire selon lequel la pollution est tout autant, voire plus, responsable des cancers pulmonaires, façon illusoire mais “compensatrice”, de relativiser et justifier sa consommation de tabac.

2. Modifier l’environnement afin de le rendre compatible avec son comportement ou aménager la dissonance par la mise en place de mécanismes de justification du comportement : la personne diminue sa consommation en la réservant à des moments “festifs” et de sociabilité privilégiée, en ne fumant que le week-end.

3. Supprimer la dissonance par la mise en conformité du comportement avec la cognition : la personne arrête de fumer.