Très peu d’hommes se manifestent dans le questionnement et l’engagement professionnel sur les enjeux des inégalités de genre, de l’égalité femmes-hommes et des droits des femmes.

Ne se sentant pas légitimes/légitimés à intervenir sur ces thèmes, les experts hommes sont peu nombreux dans les publics, les formations, les séminaires, les évaluations et le conseil auprès des institutions publiques et professionnelles. La question de la place, du rôle et de la responsabilité des hommes dans cet agenda reste donc à approfondir tant du point de vue institutionnel que professionnel. Des interventions sur le thème des masculinités permettront de valoriser le potentiel, les capacités et les initiatives des hommes dans les organisations et ainsi de les re-positionner non plus comme des freins, mais comme des agents de meilleures pratiques collectives.

La question des masculinités requiert un investissement à la fois intellectuel et pratique afin d’accompagner l’engagement des hommes dans les changements sociaux en faveur de l’égalité femmes-hommes, sous peine de voir se développer des phénomènes de résistance, voire de contrecoups brutaux et radicaux à cet agenda d’égalité.

Les ateliers aborderont la construction et la perpétuation de rapports sociaux de sexe, permettront non seulement de rendre compte des privilèges liés au masculin, mais aussi analyseront leurs coûts pour les hommes, ainsi que les risques en termes d’image et de carrière, liés à l’engagement de certains pour une société plus égalitaire, pour la remise en cause des stéréotypes, des normes, rôles et assignations de genre, pour la prise en compte des comportements sexistes et violents…

Les ateliers de sensibilisation feront travailler les hommes de façon volontaire et participative en privilégiant des groupements déjà constitués ou des collectifs créés pour l’occasion.

Ce dispositif qui écarte le sentiment de se sentir jugé, évalué, censuré ou récompensé repose sur un équilibre entre d’une part, les réflexions, les expériences, le ressenti personnel (sentiments, souffrances, frustrations, questionnement, injustice, humour distancié, dérision) et une approche plus théorique de rationalisation, d’objectivation et de socialisation des enjeux d’égalité, de diversité et de mixité, d’autre part, incluant par exemple des ateliers d’écriture inclusive.